Mythes santé et sécurité au travail - CJEF

Les mythes de la santé et sécurité au travail

Combien d’employés travaillent encore aujourd’hui sans bien connaître leurs droits en matière de santé et de sécurité au travail ? Combien de plaintes ou de situations ne sont pas signalées en raison d’une méconnaissance du système ?

Aujourd’hui, la santé et la sécurité au travail englobent bien plus que les travaux physiques ou dangereux. La santé globale du travailleur (physique et psychologique) est protégée par des lois et des mesures. Celles-ci sont en constante évolution afin de s’adapter à la réalité du marché du travail partout au Québec. En analysant les données et en misant sur une prévention proactive, chaque employeur contribue à créer un environnement sain et sécuritaire. Mais il ne faut pas s’y méprendre : la santé et la sécurité en emploi sont une responsabilité partagée entre l’employeur, l’employé et les institutions de régulation comme la CNESST.

Comme plusieurs questions restent encore sans réponse, notre équipe s’est penchée sur quelques mythes et réalités pour vous aider à y voir plus clair.

Mythe 1 : Il y a plus de règles à suivre aujourd’hui, les accidents sont moins présents.

Réalité :
Les accidents et maladies professionnelles sont encore bien présents et le problème demeure. On dénombre chaque année des dizaines de milliers de lésions professionnelles au Québec.

Aujourd’hui, on parle également davantage que des accidents causés dans des métiers dangereux. Tous les secteurs sont concernés et les risques psychosociaux sont un facteur tout aussi présent pouvant causer des lésions professionnelles.

Mythe 2 : Je peux attendre pour porter plainte.

Réalité :
En fait, tu as généralement 45 jours après une situation pour déposer ta plainte à la CNESST. C’est très court quand on y pense.

Pour déposer une plainte, il est recommandé de documenter les faits et de conserver des preuves pour appuyer ton recours. C’est souvent une raison pour laquelle on évite de déposer une plainte, mais si tu remarques un problème, il est important d’agir rapidement tout en prenant le temps de noter les éléments nécessaires.

Mythe 3 : Si je porte plainte, je vais avoir des conséquences.

Réalité :
L’employeur ne peut pas te sanctionner pour avoir exercé ton droit à la santé et à la sécurité au travail : c’est illégal au Québec. Il existe des protections contre les représailles.

C’est également la responsabilité de l’employeur de protéger la santé, la sécurité et l’intégrité des travailleurs. Des recours existent si des conséquences surviennent malgré tout.

Mythe 4 : On a une petite équipe, on n’a pas besoin de règles en santé et sécurité au travail.

Réalité :
TOUS les milieux de travail, même avec un seul employé, doivent protéger la santé et la sécurité au travail.

Par contre, c’est généralement à partir d’environ 20 employés (selon le secteur et le niveau de risque) que l’employeur doit mettre en place des éléments plus formels comme un programme de prévention structuré, l’identification des risques ou un comité de santé et sécurité.

Cela dit, même en dessous de ce nombre, une équipe de moins de 20 personnes doit tout de même respecter les obligations de base.

Mythe 5 : En tant qu’employé, je n’ai pas de responsabilités en santé et sécurité, mis à part écouter les recommandations de mon employeur.

Réalité :
Dans les faits, l’employé est le premier à être impacté par les mesures de santé et sécurité au travail. Il a donc un rôle actif à jouer.

On parle ici de :

  • prendre connaissance des consignes de sécurité et se tenir à jour ;
  • appliquer ces mesures ;
  • utiliser l’équipement adéquat pour la tâche demandée ;
  • signaler les dangers potentiels ou présents ;
  • collaborer aux démarches SST.

À noter aussi que tu peux, en tout temps, refuser un travail que tu juges dangereux, à condition de le faire de bonne foi et selon les règles prévues.

Mythe 6 : Les jeunes travailleurs sont moins à risque.

Réalité :
En fait, selon plusieurs données, le manque d’expérience est un facteur qui rend les jeunes plus vulnérables sur le marché du travail. Ils peuvent donc être tout aussi à risque, sinon davantage, selon le domaine.

Mythe 7 : Je ne peux rien faire en cas de trouble psychosocial en emploi.

Réalité :
La situation a beaucoup évolué dans les dernières années en ce qui concerne les problèmes psychosociaux. Si tu vis une situation de stress chronique, de harcèlement psychologique ou sexuel, de violence au travail, de détresse psychologique ou autre, tu as des recours.

Tu peux commencer par déposer une plainte à la CNESST pour enclencher une enquête, mais aussi entreprendre un recours au Tribunal administratif du travail.

Une loi existe maintenant au Québec visant à renforcer la prévention du harcèlement et de la violence en milieu de travail.

L’employeur a donc l’obligation :

  1. d’avoir une politique écrite, connue des employés ;
  2. de prévenir le harcèlement (formation, mécanismes de signalement, etc.) ;
  3. d’intervenir et de faire cesser toute situation lorsqu’il en est informé.

En tout temps tu peux te référer au site de la CNESST – Prévention et sécurité pour en apprendre davantage sur les mesures de prévention, la santé psychologique, les conditions de travail et bien plus.

Tu as encore des questions non répondues sur la santé et sécurité au travail ? Ou tu souhaites peut-être parler avec un conseiller en emploi ? On t’invite à nous contacter :

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